Orwell vous fait probablement penser à 1984, le roman de Georges Orwell, ou au moins à « Big Brother », issu de ce livre, et utilisé comme référence dès qu’on parle de surveillance.

Je vais vous parler ici d’Orwell, le jeu vidéo.

Dans ce jeu, vous êtes recruté en tant qu’enquêteur pour aider à identifier les responsables d’un attentat. Pour cela, vous avez accès à un ensemble de documents liés aux suspects : sites internet, emails, messagerie instantanée, communications téléphoniques, contenu de leurs ordinateurs, etc. Ces documents sont obtenus légalement par l’État, dans le cadre du « Safety Bill », une loi permettant la surveillance des citoyens dans l’unique but de protéger leur sécurité. Afin d’éviter toute dérive de pouvoir, ou tout conflit d’intérêt, vous êtes le seul à avoir accès à ces éléments. Vous transmettez vos découvertes factuelles à un tiers qui tire des conclusions et conseille les autorités.

Le jeu, disponible sur Windows comme sur Linux, se déroule en 5 journées successives qui vous font progresser dans l’enquête. Vous serez amenés à faire des choix : par exemple sur les informations que vous trouvez suffisamment pertinentes pour les remonter ; ou parfois sur l’information que vous décider de retenir lorsque certaines données sont contradictoires. Et c’est là que le jeu devient passionnant ! Plus vous avancez dans l’histoire, plus vos choix impactent l’enquête. Heureusement d’ailleurs puisque c’est vous qui menez l’enquête… Mais votre responsabilité est grande, et il faudra donc en assumer les conséquences !

Un écran du jeu, avec à gauche vos découvertes sur un suspect (dont un joli graphe social), et à droite un navigateur vous permettant d’explorer les documents à votre disposition.

Sans vous révéler plus en détails l’histoire du jeu, il vous pousse, subtilement je trouve, à une véritable réflexion sur la surveillance au profit de la sécurité : Quels en sont les risques, les travers ? Une surveillance éthique est-elle possible ? Est-elle efficace ?

La surveillance est un sujet qui peine à impliquer les gens. Pour ceux qui pensent « je m’en fous, j’ai rien à cacher », le jeu illustre parfaitement comment notre vie numérique sème des petits cailloux, sans incidence en apparence, mais qui prennent un tout autre sens lorsqu’ils sont recoupés. Peut-être chargerez vous votre vision de votre mur Facebook, vos conversations WhatsApp et même vos mails

Un must !

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